Dans les pas de Berrichons sur la Zad

« L'ouverture d'esprit n'est pas une fracture au crâne. » Lu sur un mur de la zad.

J'entends les pas. Des autres avant moi. De ceux qui viendront. Des dizaines, des centaines, des milliers. Déterminés.
Et vient le chant des oiseaux. Il emplit le ciel. Et viennent le croassement des grenouilles, le clapotis de l'eau dans un fossé, le bruissement des feuilles soulevées par le vent…

NDDL 2Les pas frappent le sol. Ils dansent une mazurka. Et vient le son de l'accordéon. Il emplit le ciel. Les pas sautillent comme pour ne pas blesser la terre, comme pour ne pas trop marquer de leurs empreintes celle qu'ils sont venus défendre.
C'est ma terre. Je suis faite d'elle. Je suis née ici. Je la reconnaîtrais entre mille. Son odeur, sa couleur, son grain, sa voix. Il suffit que je la foule pour l'entendre me parler.

J'entends mes pas. Ils se joignent aux autres avant moi. A ceux qui viendront. Des dizaines, des centaines, des milliers. Déterminés.

Dimanche 15 avril – à l'aube – quelque part près de Notre-Dame-des-Landes

Arthur (*) court. Ses pas sont lourds de fatigue. Il n'y voit rien, la nuit est noire. Il comprend bien qu'il est en train de s'égarer. Mais il n'a pas vraiment peur, il se sent protégé par le bois qui l'entoure. Il aimerait juste atteindre son but, transmettre au poste radio les informations qu'on lui a confiées : les gendarmes enfoncent la barricade de la Saulce (**) – les gendarmes enfoncent la barricade de la Saulce – les gendarmes enfoncent la barricade de la Saulce…
Il a enclenché son enregistreur. « Jour 1... » Il sent le jour poindre. Il se laisse tomber contre un arbre, il doit reprendre son souffle. Il ferme les yeux, se concentre sur le pépiement des oiseaux, comme chez lui, dans le Berry. Sauf qu'ici, en contre chant, des détonations. Au loin, comme dans un songe… Comment tout ceci pourrait être réel ? Il n'a pas 30 ans, vit en République française au XXIe siècle. Comment tout ceci peut-il être réel ?
Il se remet sur pied, reprend sa course – les gendarmes enfoncent la barricade de la Saulce – les gendarmes enfoncent la barricade de la Saulce – les gendarmes enfoncent la barricade de la Saulce…

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Pour les gendarmes, une Zone À Détruire

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Arthur est arrivé la veille, en voiture, par le sud-est de la Zone à défendre de Notre-Dame-des-Landes prise d'assaut depuis le lundi par 2.500 gendarmes mobiles, sur ordre du gouvernement. Le déroulement des opérations revient à Nicole Klein, préfète de la Loire-Atlantique, département où se trouve la Zad de Notre-Dame-des-Landes. L'objectif : expulser les occupants qui n'ont pas encore déposé de projets individuels auprès de la Préfecture, en vue de pouvoir rester. Quatre-vingt dix-sept lieux sont visés (une trentaine sont détruits alors que nous publions, vendredi 18 mai).

route de nuitArthur n'est pas venu seul. Une dizaine d'habitants du Cher ont fait le déplacement. Des dizaines d'autres convergent chaque jour de tous les coins de l'Hexagone, mais aussi d'Europe. Il se murmure que les fameux « black-blocs » (***) allemands et anglais sont du voyage…
Les Berrichons ont d'abord esquivé la présence policière et sont parvenus jusqu'au Maquis (**) où ils ont planté leurs tentes sur un terrain prêté par un habitant. « On a croisé des zadistes heureux de nous voir arriver, se souvient Arthur. L'ambiance était assez conviviale, ça a un peu changé ensuite... »
Avec deux amis, il décide de rejoindre une barricade. « Les occupants nous ont accueillis et expliqué patiemment comment procéder alors que, visiblement, ils étaient très fatigués, ils n'avaient pas dormi depuis plusieurs jours. »
Il faut tenir la barricade. Mais qu'est-ce que cela signifie ? Quand on n'a pas fait son service militaire, qu'on n'est pas militant « professionnel », qu'on n'est pas préparé ? « Tu as un talkie-walkie, tu veilles. Quand les gendarmes arrivent, tu mets le feu à la barricade. » Une lumière transperce l'air frais de la nuit : une colonne de phares annoncent l'arrivée de ceux que les zadistes appellent désormais « les vilains ». Arthur perd son briquet, le retrouve, s'y reprend à plusieurs fois, met le feu comme il peut et court, court, court…
Jusqu'où ? « On va prévenir les autres ? » Il faut réveiller les ami.e.s resté.e.s sous la tente. Et prévenir le poste de radio – les gendarmes enfoncent la barricade de la Saulce – les gendarmes enfoncent la barricade de la Saulce – les gendarmes enfoncent la barricade de la Saulce… Arthur court, court, court… Jusqu'à quand ?

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Une stratégie de défense : reconstruire

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Sous la tente, Juju (*) ne dormait qu'à moitié, forcément. Lorsqu'il est arrivé avec les autres Berrichons la veille, le « front » semblait assez loin. Le voilà qui se rapproche. Le réveil est un « choc », une « prise de conscience » d'où il est, un rappel de ce qu'il est venu y faire. « C'était impressionnant. Des grenades étaient envoyées par les gendarmes par salves, ça pétaradait. La stratégie face à eux ? La défense. Faire de la masse pour ralentir leur avancée. »
Le « front » n'est pas franc. Les gendarmes ne sont pas formés pour la guérilla de campagne, au milieu des champs. La disproportion des moyens utilisés en est la preuve. A une stratégie subtile, qui ciblerait réellement lieux et personnes, ils préfèrent une violence démesurée, tirent des flash-ball dans le tas, gazent tout ce qui passe. Habitant.e.s, militant.e.s, faune, flore… Rien ne peut leur échapper. La Zone à défendre est devenue pour eux Zone à détruire.

BLINDÉSL'après-midi, L'appel des bâtons a été entendu : en 2016, une grande manifestation populaire pour s'opposer au projet d'aéroport s'était tenue sur la Zad et des milliers de bâtons avaient été plantés à Bellevue. Les manifestants s'étaient fait une promesse : en cas d'expulsions, revenir déterrer leurs bâtons pour défendre la zone. Ils sont là, hommes, femmes, enfants, jeunes, vieux, de l'Ouest et d'ailleurs… L'ambiance change, le dispositif policier aussi. La tension reste palpable mais cette relève offre un instant de répit aux zadistes.
La reconstruction est une autre stratégie de défense. Vite, rebâtir. Vite, réoccuper le terrain. « On a trimballé une charpente à travers le bocage pour reconstruire le Gourbi (**) qui se trouve sur la route des barricades, explique Juju. Le Gourbi, c'est un lieu très symbolique, détruit à chaque fois, reconstruit à chaque fois ! »

Les jours se suivent et se ressemblent : « Le matin, soit t'es sur une barricade, soit t'es réveillé par les grenades. Comment se reposer quand t'entends des grenades exploser à quelques mètres ? » En milieu d'après-midi, les expulsions sont suspendues et un calme relatif revient sur la Zad. Jusqu'à la tombée de la nuit, où les affrontements dans les champs laissent place à une lutte pour les barricades.
La pluie s'invite au combat. La boue freine l'avancée des uns comme des autres. Les pas sont plus lourds.

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Toute tentative de vivre autrement finira comme ça ?

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Arthur court quand même. Il sait pourquoi il est là. Attaquer ici, la Zad, c'est attaquer ce qu'il essaie d'expérimenter depuis des années : des formes de vie plus solidaires, collectives, basées sur l'auto-organisation. Sa résistance au monde capitaliste, il la place là. « Notre génération voit bien que mettre des bulletins dans des urnes, ça ne sert pas à grand-chose. Alors, quoi ? Il ne reste plus qu'à jeter des pierres sur la gueule des CRS quand ils nous empêchent de construire ce qu'on veut vivre ? »
Ces quelques jours sur la zone l'ont marqué durablement. « C'est à la fois inspirant et démoralisant : est-ce que toute tentative de vivre autrement finira comme ça ? Ça enterrerait définitivement le mythe de la république démocratique. » Des forces de l'ordre armées contre une partie de sa population ? Le début du fascisme ?

De retour dans le Berry, Juju comme Arthur n'ont eu qu'une envie : repartir. « Mais mieux préparés. » Leurs pas les mèneront forcément de nouveau vers la Zad.

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« On est attaché à ce bout de bocage »

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Paul (*) entend leurs pas. Tout autour de lui. On pourrait croire qu’avec tout cet harnachement – casques, boucliers, armes – les CRS ne courent pas vite. C’est vrai. Ils ne sont pas là pour ça : ils occupent le terrain, accompagnent les blindés qui défoncent les barricades, veillent sur les pelleteuses qui détruisent cabanes, maisons, serres, champs cultivés, chèvrerie…
Paul entend leurs pas. Ceux des autres avant eux. Ceux de 2012, de l’opération César. Déjà, l’Etat avait tenté de faire tomber la Zad. Malgré la surprise et le manque d’entraînement des occupants, les forces de l’ordre avait dû faire marche arrière.

récupC’est à cette époque que Paul entend parler pour la première fois de cette Zone à défendre. « Je n’avais pas forcément d’avis, même si je commençais à être sensible à l’Etat, au marché… Progressivement, je me suis investi politiquement. A Paris, je cotoyais des militants qui n’avaient que la Zad à la bouche ! Au-delà des arguments anti-aéroport, ça m’apparaissait comme une cause qui fédère à gauche du Parti socialiste. Ça donnait du sens et de la légitimité au fait d’y aller. »

Il découvre Notre-Dame-des-Landes fin 2015, lors d’une manifestation contre le projet d’aéroport. Il y repasse régulièrement jusqu’au printemps 2017 où il reste quelques mois. Il assiste aux réunions et donne des coups de main sur les chantiers. Parallèlement, il fréquente les squats à Lyon et les mouvements sociaux à Paris. « Deux amis vivaient sur la Zad à l’année. J’ai envisagé m’installer avec eux mais nous n’avions pas les mêmes façons de voir les choses, pas les mêmes raisons d’être là. Ils voulaient simplement rester et poursuivre leurs activités. Moi, je voulais construire un projet relié à l’extérieur. »

Finalement, c’est dans la campagne berrichonne qu’il se pose mais continue à séjourner régulièrement sur la Zad. « Plus on y passe de temps, plus on est attaché à ce bout de bocage et à tout ce qui s’y passe. Ce n’est plus seulement une cause idéologique qu’on rejoint mais aussi des habitants. »

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On aime la Zad, on ne l'idéalise pas

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Paul jette un regard alentour. Il est à La Noue (**). Il pense aux amis qui y ont vécu. « Je n’ai pas tout de suite compris que j’y étais, parce que j’étais arrivé en plein affrontement. C’est en me reposant derrière un arbre que j’ai réalisé que les barricades étaient faites de débris de La Noue... » Idem au carrefour de la Saulce (**) « devenu un tapis de cendres tout noir où ne reconnaît même plus la route ». Ou encore au Gourbi (**), « où on s’est réuni parfois à 200 personnes et là, il n’y a plus rien ». Les CRS et leurs engins sont passés par là, détruisant avec une déconcertante facilité des habitats légers, souvent atypiques, que les zadistes s’étaient appliqués à construire, par nécessité, mais aussi pour créer, inventer, expérimenter (lire aussi (Re)découvrir).

Paul se souvient quant il vivait sur la Zad, les conditions difficiles, par exemple lorsqu’il dormait à la Datcha (**), non étanche… « Jusqu’au printemps, c’est compliqué ici. Quand on arrive juste avec sa bonne volonté, ça peut être dur, en total décalage avec un certain confort. » Il se rappelle avoir ressenti « le vertige du tout-est-toujours-à-faire ».
S’il aime cette Zad, il ne l’idéalise pas. « Il faut se méfier du revers de la médaille qui présente la zone comme le paradis des anarchistes ! » Sa plus grande désillusion ? « Le mille feuilles de disputes qui n’ont jamais été réglées. Ça casse l’idée que les zadistes sont tous unis et tous d’accord avec les prises de décision. » Quid de la convergence des luttes si souvent mise en avant ? « Il y a différents groupes avec différentes sensibilités. Il y a quelques points sur lesquels ils s’accordent mais sortis de ces points, les divergences sont importantes. »

la châteigneSur le front qu’il a rejoint le 11 avril pour contrer les expulsions (la première vague a débuté le lundi 9 avril 2018), il a retrouvé cette dichotomie : la journée, les coudes sont serrés pour faire face aux CRS ; le soir, dans les assemblées générales, « des débat très tendus ». A quels sujets ? Principalement la déclaration des projets à la Préfecture de la Loire-Atlantique, certains zadistes restant fermement opposés à la déposer individuellement, d’autres la voyant comme la seule porte de sortie au conflit possible.
L’usage de la route départementale 281 (**) fait aussi toujours débat. Après l’annonce du retrait du projet d’aéroport, l’Etat avait fait pression sur les zadistes pour qu’ils libèrent la route dite « des barricades », un axe stratégique et symbolique. Pour l’expulsion, le gros des forces de gendarmerie et des machines est arrivé par là. Les gendarmes l’occupent. Les habitants autour « ont l’impression d’avoir été sacrifiés ».

Ces mots me rappellent un court reportage visionné sur Internet. Une habitante de La Grée (**) a pu rejoindre la Wardine (**), s’y étonnait de la différence des ambiances : constatant un nombre important de combattants d’un côté de la Zad, se sentant isolée de l’autre… Sur Radio Klaxon – la radio de la Zad qui pirate la fréquence d’Autoroute FM par Vinci – les messages se succèdent pourtant pour guider au mieux les troupes. Un autre « revers » de la médaille d’une organisation sans tête, parfois sans coordination même. L’action se transforme en réaction, la reconstruction est la seule réponse efficace aux destructions. Une stratégie d’usure, en quelque sorte.

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« On ne peut pas faire table rase »

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Paul ne s’attendait pas à participer à une guerre. « Ce n’est pas une guerre parce que, de chaque côté, tout le monde a peur qu’il y ait un mort. » Le fantôme de Rémi Fraisse – un jeune manifestant contre le barrage de Sivens tué en 2014 d’une grenade dans le dos – plane toujours. « C’est une bataille de la présence et de la communication. Il faut défaire la communication du gouvernement qui dit qu’il y a des bons et des mauvais zadistes. Il faut que les gens se rappellent que s’il n’y a pas d’aéroport, c’est parce qu’une minorité s’est entêtée à dire « non, non, non ! » pendant dix ans. Pourquoi insister maintenant que le projet est à l’abandon ? Parce que durant ces dix ans, des choses se sont passées et construites. On ne peut pas faire table rase. »

expulsionsLe jeune homme ne doute pas que « le gouvernement va finir le travail » mais il croit en l’efficacité d’actions décentralisées. « On peut se demander ce qu’une banderole peut changer, mais ça a de l’effet sur le moral des zadistes, ils se sentent soutenus. » L’envoi de matériel pour tenir sur le front est également essentiel, notamment pour reconstruire.
Après une semaine et demie, Paul a quitté la Zad pour retrouver le Berry, la date limite du 14 mai bien en tête. Bien sûr, il faudra encore y mener ses pas.

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Les « vilains » sont de retour

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Jeudi 17 mai – 6 heures – dans la campagne berrichonne

A la radio d'Etat, le flash info n'en parle même pas… Mais ils sont de retour sur la Zad, les « vilains ». Ils ne l'ont jamais quittée, d'ailleurs. Et la trêve dont se vantaient gouvernement et médias, n'a jamais eu lieu. Durant plus d'un mois, les 1.600 gendarmes restés sur zone se sont employés à harceler les zadistes, et vice-versa ; des affrontements ont éclaté régulièrement ; les contrôles et fouilles n'ont jamais cessé.

Le gouvernement aura finalement attendu quelques jours de plus pour faire entrer à nouveau blindés, CRS, PSIG et autres « vilains ». Il fait beau, c’est le printemps, mais les oiseaux devront encore se taire et fuir les gaz lacrymogènes. Cette si belle zone qu’il fallait défendre, cette faune et cette flore qu’il fallait préserver, seront sans doute les plus grandes victimes de cette opération qui n’a d’autre raison que celle du pouvoir autoritaire. Après l'opération César en 2012, certains champs n'ont pu être cultivés pendant plusieurs années, les sillons creusés par les engins ayant tué la terre. « Make the planet green again ! » Mon cul. Elle serait plutôt bleu marine, la planète de Macron…

Au lendemain de la deuxième vague d'expulsion, débutée le jeudi 17 mai, surprise : les expulsions se font sans résistance. Certain.e.s habitant.e.s sont même parti.e.s avant l'arrivée des huissiers. Les autorités sourient face caméra et parlent d'opération de « désescalade » de la violence réussie. Elles ne comprendront décidemment jamais rien...

Les zadistes ont appelé à manifester le samedi 19 mai à Nantes. Et à reconstruire le dimanche 20 mai. Le week-end suivant a été baptisé « week-end de défense de nos manières d'habiter ».

Et j'entends déjà leurs pas. Des autres avant eux. De ceux qui viendront. Des dizaines, des centaines, des milliers. Déterminés.

Fanny Lancelin

(*) Prénom d'emprunt.

(**) voir la carte dans la rubrique (Re)visiter.

(***) Black-blocs : groupes nés dans les années 1980 en Allemagne à l'époque du mouvement autonome, pour défendre des squats et des lieux de vie auto-gérés. Ils se forment de manière ponctuelle et éphémère. Ils fonctionnent sans hiérarchie. Ils s'attaquent généralement aux biens symboliques du monde capitaliste (par exemple, les banques) mais n'hésitent pas affronter les forces de l'ordre.

 

Plus

radio klaxonSite Internet. Pour suivre en direct les événements sur la Zad, lire des témoignages, voir des vidéos, suivre l'agenda, envoyer du matériel, savoir comment s'y rendre : https://zad.nadir.org

Radio. La radio de la Zad, Radio Klaxon, émet sur la bande FM mais aussi sur Internet. « Une radio pirate par des pirates qui n'ont jamais fait de radio ! » Donc, du bon son et des informations du terrain tout près : https://zad.nadir.org/spip.php?rubrique71&lang=fr

Comité local. Des comités locaux de soutien à Notre-Dame-des-Landes existent partout en France, pour informer la population, lancer des collectes, se rendre sur la Zad… Celui du Cher a organisé une manifestation, samedi 7 avril 2018, îlot Victor-Hugo à Bourges, pour dire « non » à la première vague d'expulsions.
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