Usinette

« Une vie d'expériences fraie le passage, court ou long, stérile ou fructueux, du néant à la mort, en transitant par la joie indéfiniment dilatée. » Michel Serres

Chaque jour ou presque, le même rituel. J'allume la multiprise, puis la livebox avant d'appuyer sur le bouton « marche » de mon ordinateur. Et à chaque fois ou presque, le même sentiment étrange, oserais-je dire de gêne. Léger, confus, très bref mais indéniable. Celui-là même qui me traverse parfois lorsque je mets le contact pour démarrer la voiture. Il est difficile à décrire mais je lui ai donné un petit nom : le « Es-tu bien sûre ? ».
Il me visite depuis quelques années déjà. Il s'est imiscé dans bien des domaines matériels de ma vie – habitat, énergie, alimentation, habillement – et a généré bien des questions. Pour beaucoup, je crois avoir au moins identifié des réponses, au mieux les avoir mises en œuvre.
Mais pour l'ordinateur et Internet, le sentiment persiste voire s'amplifie. Au fur et à mesure que je m'informe et informe, j'entrevois la face cachée de celles qu'on appelle « nouvelles technologies » ou « technologies numériques ». J'entends parler pollution et exploitation des populations, surconsommation et obsolescence programmée, fracture numérique, surveillance de masse par les Etats et les multinationales, perte des savoirs artisanaux et manuels, dématérialisation des services au détriment des liens de proximité…dôme 4

Mais ne nous-y trompons pas. « Es-tu bien sûre ? » n'est pas une angoisse. C'est un défi. Un défi lancé à l'imagination, à la capacité à penser et à faire autrement, à la détermination de ne pas céder à la pression sociale.
« Es-tu bien sûre ? » amène beaucoup de questions. Par exemple : comment être autonome au XXIe siècle sans ces « nouvelles technologies », pour peu qu'on pense l'autonomie comme un moyen d'émancipation de certains carcans de notre société, et pas comme une autarcie, une mise à l'écart volontaire ? Ou encore : ces technologies peuvent-elles servir cet objectif d'émancipation, alors même que leurs coûts écologiques, sociaux, économiques et politiques sont énormes ?

Mon objectif n'est pas de me donner bonne conscience en trouvant le « bon » usage de ces technologies. A mon avis, il n'y en a pas. Et quand bien même j'en trouverais une, cela n'empêcherait pas des entreprises d'extraire les métaux nécessaires à la fabrication d'ordinateurs et de téléphones portables dans des pays gangrénés par la misère et le totalitarisme. Ni à Facebook d'espionner la terre entière dans la quasi indifférence générale à des fins mercantiles. Ni à l’Etat français de réduire nos libertés individuelles au nom de la lutte anti-terroriste.
Alors quoi ? Reprendre stylo et papier pour écrire cet article, et aller le déclamer sur la place publique de mon village ? Ou imaginer une autre façon de créer de nouveaux outils de collecte et de partage, de donner à voir et de faire le monde ?

D'autres avant moi s'étaient posé ces questions et avaient entrepris d'y répondre concrètement. Sûrement étaient-ils pour quelque chose dans la naissance de « Es-tu bien sûre ? ». J'en rencontrais régulièrement quelques-uns dans une vallée verdoyante du Berry. Où en étaient-ils de leurs réflexions ?

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Vers un « hacklab rural »

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Samedi 26 octobre 2019 – 18 heures – Humbligny

Dans un hameau situé à quelques kilomètres du bourg, prend forme une construction inhabituelle : un dôme de dix mètres de diamètre et cinq mètres de haut, en ossature et bardage bois.
Ce jour-là, il fait anormalement chaud. Alexandre, Paul et Chloé en ont profité pour venir de la région parisienne, terminer la couverture du dôme en y posant des profilés en aluminium dans lesquels ils glissent de la toile épaisse, utilisée notamment sur les yourtes.
L'objectif : que le dôme soit hors d'eau avant l'arrivée des pluies d'automne.IMG 20190902 184657

Bientôt, espèrent-ils, seront organisés à l'intérieur des ateliers en rapport avec la technique, mais aussi l'art et la politique. Rien n'est encore programmé, mais on parle de « hacklab rural », « de bureau d'études rural ouvert à tous et collectif », d' « expérimentations tous azimuts ».

Ce chantier est porté par l'association Usinette. Démarré en 2014, il se poursuit chaque été et durant les périodes où la météo le permet. Les adhérents, leurs amis, les membres de collectifs alentour et d'ailleurs, se succèdent à la conception et à la fabrication de cette structure géodésique. Peu ont le savoir-faire dans la construction de bâtiment ; mais tous ont l'envie d'apprendre, d'expérimenter et de partager. L'état d'esprit des « hackers » et des « makers », pirates et bricoleurs d'aujourd'hui.
« Ce n'est pas nouveau, me rappellera quelques jours plus tard André. Les paysans le faisaient : faire les choses soi-même et à plusieurs, bricoler ensemble… Mais avec la consommation de masse, on s'est écarté de ces pratiques. Et ce qui est différent ici, c'est l'idéologie, pourquoi on le fait. »

Oui, pourquoi ? Pourquoi quitter Paris pour venir construire, au milieu du Berry, un « hacklab » ?

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L'origine : l'histoire des licences libres

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Samedi 12 octobre 2019 – 14 heures – Choisy-le-Roi

Loin des arbres aux teintures chaudes et du vent doux qui souffle sur la butte d'Humbligny, me voici au milieu de tours grises en béton séparées par une artère minérale. Je me rends à l'assemblée générale d'Usinette qui se tient au sous-sol de la Maison pour Tous de Choisy-le-Roi. La mairie prête un local au hackerspace /tmp/lab en échange d'ateliers ouverts à toute la population. C'est au cœur de ce hackerspace qu'est née Usinette, en 2009. « A l'époque, nous étions dans un squat à Vitry-sur-Seine, m'explique Alexandre, cofondateur d'Usinette. Nous avons été expulsés il y a six ans. Ça fait partie du Grand Paris. »Photo0350

Pour comprende ce qui a fondé Usinette, il faut passer par l'histoire des hackers. Ils apparaissent tels que nous les connaissons aujourd'hui dans l'Amérique des années soixante, notamment au MIT (Massachusetts Institute of Technology). A l'époque, l'informatique n'est pas encore démocratisée, et reste le domaine privilégié de chercheurs et d'universitaires. Les hackers forment des groupes de passionnés qui s'adonnent à la rétro-ingénierie : étudier un objet pour en déterminer le fonctionnement interne ou la méthode de fabrication. Le but : le reproduire, améliorer ses fonctionnalités, adapter ses usages à de nouveaux besoins...
Ils démontent ainsi les premiers ordinateurs et créent des programmes informatiques. L'émulation est collective, les rapports horizontaux : les idées des uns sont reprises par les autres, améliorées, enrichies. C'est dans cet esprit que naissent les premières formes de licences libres : elles permettent d'utiliser librement une partie ou l'ensemble d'un logiciel, voire même de le modifier ou de l'enrichir.

Mais, progressivement, les fabricants vont verrouiller leur matériel à des fins commerciales. Des hackers vont même les y aider en acceptant de signer des accords comprenant des clauses de confidentialité, assurant le secret des procédés de fabrication.
Richard Stallman (1), étudiant au début des années soixante-dix, se retrouve un jour face à un problème d'imprimante. A sa grande surprise, il ne peut accéder au programme pour corriger le défaut : Xerox a protégé le code source. Dès lors, Richard Stallman consacrera sa vie à militer pour les logiciels et les codes libres.

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Une nouvelle dimension avec Internet

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L'enjeu est de taille : à l'époque, les ordinateurs personnels font leur apparition, lancés notamment par IBM et Apple. Les logiciels sont dits « propriétaires ». Près d'une décennie plus tard, Richard Stallman lance le projet GNU, puis la Free Software Foundation (2) pour soutenir financièrement le logiciel libre. Une communauté se forme autour de cette question et, dans les années 1990, le système d'exploitation Linux (3) fait son apparition, grâce au hacker finlandais Linus Torvalds.dôme 2

La communauté se fissure : d'un côté, ceux qui se rallient à Richard Stallman et qui entendent empêcher la récupération d'un logiciel libre pour en faire un logiciel propriétaire ; de l'autre, les défenseurs de l'open source qui permet la création de logiciels propriétaires à partir d'un logiciel libre (Open source (4) étant aussi mais surtout le premier business model du libre que combat Stallman politiquement, étant un socialiste à l’américaine ayant soutenu Bernie Sanders).

Internet va apporter une nouvelle dimension à l'esprit des hackers. Les données (textes, photos, sons, vidéos) circulent, d'abord librement et gratuitement. Des nouveaux groupes de partage de savoirs voient le jour, comme avec l'encyclopédie Wikipédia : chacun.e peut enrichir un article débuté par un autre, et toutes les informations sont accessibles sans restriction.

Mais pour se rencontrer, expérimenter, échanger, les hackers avaient d'abord créé des « hackerspaces », aux Etats-Unis puis partout dans le monde. Sont arrivés ensuite les FabLab (marque déposée du MIT), des laboratoires ouverts à tous, mais tantôt gratuits, tantôt payants. Aujourd'hui, fleurissent également les makerspaces, lieux où les participants « font » (make en anglais) sans distinction de technologies, de machines ou de conditions d'accès.

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« Une lutte pratique, technique, politique et esthétique »

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A Choisy-le-Roi, les membres du hackerspace /tmp/lab insistent sur l'hétérogénéité de ces mouvements. « Il y a des valeurs communes, reconnaît Paul, mais ensuite, chacun teinte son lieu à sa manière. Ça doit être plus qu'un espace de coworking : tout ce qui est fait doit être documenté, partagé, rendu public. » Il me parle de la récupération dont sont l'objet les FabLab : « Certains sont subventionnés par l’État, d'autres sont devenus des incubateurs d'entreprises. »
Les pirates se sont transformés en corsaires...Photo0655

Usinette est née dans ce contexte, « d'abord pour s'approprier de nouveaux outils numériques libres comme les imprimantes 3D, explique Alexandre. En cours de route, nous avons compris les coûts écologiques et sociaux liés à l’usage de l’informatique et à Internet. » Il poursuit : « L’industrie produit de nouveaux smartphones tous les deux mois, dans des conditions inhumaines pour les ouvrier.e.s. Ils ne sont utilisés que quelques mois à cause de leur obsolescence programmée et/ou pour des raisons liées à la mode et à la surconsommation lourdement suggérée pour rester « dans la course ». Ces smartphones se retrouvent ensuite en Asie, en Inde, en Afrique pour être détruits dans un mépris total des travailleurs et travailleuses mais aussi de l’écologie. Tout cela est bien sûr valable pour tous les appareils électroniques que nous utilisons quotidiennement. »
Forts de cette « prise de conscience politique », les membres d'Usinette décident d'élargir le spectre de leurs réflexions à l'habitat, les déplacements, le travail… Et si les fondateurs venaient du monde de la sécurité informatique, de l'électronique, de la chimie ou de la téléphonie, le collectif s'enrichit d'artistes. Comme Paul, par exemple, diplômé des métiers d'art. « L’objectif est de faire converger les stratégies émancipatrices des hackerspaces, proches de l’éducation populaire, les réflexions et les luttes historiques des grands mouvements militants et la liberté artistique », souligne Alexandre.

Pour déployer « cette lutte pratique, technique, politique et esthétique », il fallait un lieu, si possible loin de la mégalopole et de ses spéculations foncières. Les contacts et les amitiés ont rapproché Usinette de la VALLÉE (Village d'Activités Locales et Lieu d'Eveil Ecologique) à Humbligny. Des initiatives liées à l'autonomie, politique et matérielle, y voient régulièrement le jour.

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L'essoufflement du chantier ?

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De retour à Humbligny, j'observe Paul et Chloé dans la lumière du soleil d'automne, sur le toit du dôme, harnachés pour tendre la toile.
Je pense au début du chantier en 2014. Lors de la première saison, des volontaires de partout étaient venus : Paris, Tours, le nord de la France... Des événements avaient été organisés, comme le festival Electronic Pastorale, pour faire connaître le projet au public, et réunir habitants et hackers autour d'expériences communes.
Mais cinq ans plus tard, le dôme n'est toujours pas terminé. Le projet a rencontré de nombreuses difficultés : les problèmes techniques, la fréquence espacée des chantiers (chacun venant sur son temps libre), des tensions avec certains habitants du village et à l'intérieur du groupe…
Moi-même usagère de la VALLEE durant une période, je n'ai pas participé. Je m'interroge : collectivement, s'est-on réellement – suffisamment – engagé ? Ou l'enthousiasme a-t-il laissé place à une forme de découragement, voire d'abandon ?
Je crois que je ne me sentais pas capable. « Construire ? Allons bon ! Mais je n'y connais rien, moi ! » Au fil des discussions, je m'aperçois que l'esprit d'Usinette est précisément là où l'on pense ne pas savoir, ne pas pouvoir. Il faut simplement oser. Les copain.es sont là...

Parmi ceux qui continuent à y croire : Alexandre, Paul, Chloé et André, par exemple.
Ingénieur du son et compositeur de musique acousmatique, André s'est installé dans le Berry après douze ans de vie parisienne. Il a intégré Usinette et le chantier du dôme au moment du bardage. « Je ne suis pas forcément doué pour philosopher ou théoriser, mais je suis bricoleur et débrouillard. J'ai une mentalité de chercheur. J'aime ce qui est artisanal, sur-mesures. Dans Usinette, il y a beaucoup de penseurs, c'est bien, mais il faut un équilibre pour être efficace dans l'action. » Ce qui l'a motivé à participer ? « L'idée de l'autonomie : je fais, je répare, je transforme, je détourne, je recycle… »
S'il reconnaît un certain « essoufflement » du chantier, il se dit « confiant » : « On est vraiment sur la fin du toit, il nous faut une éclaircie pour finir et ensuite, on pourra commencer quelques activités. Je suis sûr que dès qu'il sera fini, les habitants s'approprieront le lieu. »dôme 3

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Un égal accès à l'apprentissage pour tous.tes

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Chloé a un autre profil : designer de formation, elle a été invitée par Paul il y a trois étés et elle est revenue chaque année.
Quelles sont les problématiques abordées par Usinette qui la touchent particulièrement ? « Certainement la manière dont l'association explore et embrasse sans distinction des techniques et outils complètement différents, en fonction des besoins : de la meuleuse pour ajuster les profilés alu en haut du dôme jusqu'aux machines à écrire des ateliers d'écriture low tech (Lire aussi la rubrique (Re)visiter), en passant par des outils numériques auto-hébergés. Cette approche décomplexée est très libératrice. Venant d'une école d'arts appliqués dans laquelle je travaillais principalement le textile, les couleurs et le dessin, mes deux premières années à l'ENSCI (5) ont été marquées par une forme d'appréhension à entrer dans les ateliers bois et métal. J'étais impressionnée par cet environnement techniciste très masculin où tous les chefs d'atelier sont des hommes de plus de 50 ans, des maîtres dans leur discipline. Pourtant là pour apprendre, j'avais du mal à m'y sentir légitime. Encore empreinte des stéréotypes d'une culture genrée dans l'enseignement, une barrière psychologique freinait mon accès à cet apprentissage, bien que tous ces enseignants aient été très accueillants. C'est ça aussi que permet Usinette : un environnement non spécialiste qui favorise un égal accès à l'apprentissage pour tous et toutes. Quand Alex parle de réappropriation de notre force de production, chez moi ça fait écho à cette expérience. »

Alexandre, quant à lui, vient de la photographie argentique, mais il est désormais technicien web dans une grande école et actif syndicalement. Outre les chantiers dans le Berry, il anime des ateliers pratiques, rédige des articles sur les expériences menées par l'association, tient des stands lors de festivals…
Parmi les sujets qui lui tiennent à cœur : la « souveraineté technologique », « ou comment prendre conscience des enjeux financiers et sociétaux à utiliser les outils de Facebook, Google, Microsoft, Apple plutôt que des solutions libres et respectueuses de nos informations personnelles. Dans la pratique, nous faisons des ateliers de découverte des logiciels libres pour ne plus rester des « produits ». Usinette auto-héberge aussi ses outils numériques : emails, site web, partage de fichiers, etc... »
La « souveraineté technique » lui importe également : « ou comment reprendre le goût de construire collectivement des choses qui paraissent intimidantes comme son habitat, son véhicule, ses outils agricoles, son imprimante 3D, son recycleur de plastique, son appareil photo… Sans cacher la complexité de la tâche, sans mépriser les spécialistes en la matière, mais en ayant cette approche décomplexée du savoir. Se doter des outils lorsque nous en avons besoin, nous approprier la démarche scientifique même si nous n'avons pas tous et toutes fait les études en question. »
Il encourage « une démarche militante, esthétique et revendicative pour se sentir actrices et acteurs dans une société consumériste qui nous cantonne le plus souvent à des activités professionnelles aliénantes où nous nous sentons dépossédés de notre force de production ».

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De la fabrication de meubles à l'acousmonium...

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Quels types d'activités aimeraient-ils organiser dans le dôme ? dôme 5« Pour tous publics et en rapport avec l'art, les techniques et la politique, répond Alexandre. Un lieu de résidence longue, courte ; un lieu de bricolage juste pour une journée, quelques heures ou pour concevoir un projet sur plusieurs mois. » Avec « un usage du lieu auto-gestionnaire autant que possible pour constituer une communauté d'entraide forte et durable ».
Exemple de projets pratiques : la fabrication des meubles dans le dôme, la fabrication d'un poêle à bois de type « Poêlito » (6) ou encore d'un four à pain.
« Que des militants viennent s'y organiser, que des habitants des environs s'y réunissent comme dans un hackerspace, comme dans un club de lecture. Que des amateurs de jeux de rôles y organisent d'épiques parties ou qu'ils et elles y écrivent des scénarii de jeu », imagine Alexandre.
André envisage « des ateliers autour de la technologie mais aussi des animations culturelles. Des concerts, des conférences…». « J'aimerais bien construire un acousmonium (6) », sourit-il.
Tous ont une volonté de fédérer adhérents de l'association, habitants des alentours et collectifs de la région. « Pour éviter l'entre-soi et et diversifier nos stratégies de transformation du monde », souligne Alexandre.

Moi aussi, j'ai hâte que ce hacklab ouvre ses portes près de chez moi. Je sais que je n'obtiendrai pas de réponse toute faite à mes – légitimes – questions mais que je pourrais tenter un autre rapport aux médias. Et partager, simplement, des connaissances, des outils, des techniques, du temps et de l'énergie.

Evidemment, mon « Es-tu bien sûre ? » m'accompagnera. Nul doute qu'il sera aussi très bien accueilli.

Fanny Lancelin

Voir aussi la rubrique (Re)vue.

(1) https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Stallman
(2) https://www.fsf.org/
(3) https://linuxfr.org/
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Open_source
(5) Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle – Les Ateliers à Paris : https://www.ensci.com/ensci-les-ateliers/
(6) https://wiki.lowtechlab.org/wiki/Poelito_-_Po%C3%AAle_de_masse_semi-d%C3%A9montable
(7) https://inagrm.com/fr/showcase/news/202/lacousmonium

 

Plus

  • Le site usinette.org est une véritable pépite : il reprend l'histoire du collectif, relate ses expérimentations avec, entre autres, un journal de bord du chantier du dôme géodésique à Humbligny (en textes, photos et vidéos).
    Il propose également : des articles passionnants et très accessibles sur la question de la souveraineté technologique, des machines, du travail, du « Do it yourself » (le « faire soi-même ») ; une bibliographie fournie ; ou encore des liens avec d'autres hackerspaces / hacklabs / fablabs.
    C'est par ici : https://usinette.org/