Clémentine

Elle n'est pas zadiste, mais Clémentine, habitante de Bourges, a séjourné sur un lieu très emblématique de la Zad de Notre-Dame-des-Landes : les 100 noms. Jusqu'à sa destruction par les gendarmes en avril dernier. Un véritable témoignage, donc.

Ces photographies datent de 2015. « On venait de reconstruire la cabane des 100 noms suite à un incendie accidentel, raconte Clémentine. Les habitants commençaient à construire les serres et le jardin des plantes médicinales. Le but était d'autonomiser la Zad en production légumière. Ils pensaient déjà à cette période avoir des animaux, des moutons, des ânes. Moi, j'y allais souvent pour filer des coups de main et apprendre. »

Le 10 avril 2018, Le Parisien titrait : Pourquoi la destruction des 100 noms pourrait faire basculer l'évacuation ? (*) Parce que le lieu s'inscrivait dans le cadre d'un véritable projet agricole comme ceux que réclamait la Préfecture de la Loire-Atlantique et qu'il aurait donc dû être préservé. Huit personnes vivaient là, y avaient un potager, une bergerie, des bâtiments fonctionnels...

A travers la publication des photographies de Clémentine, (Re)bonds veut rappeler tous ces lieux inutilement détruits, par un pouvoir aveugle.

(*) http://www.leparisien.fr/societe/notre-dame-des-landes-pourquoi-la-destruction-des-100-noms-pourrait-faire-basculer-l-evacuation-10-04-2018-7656972.php